Vive les femmes




Rechercher


Catégories


Les parutions Presse
Retrouvez les articles de presse, ici.

Mes produits préférés sont bien sûr Naturels
www.viveoeurope.com
www.oelessence.com
www.elixirdusuedois.com
www.royalebee.com
www.herboligo.com
www.thermogenic.ch
www.thermalgo.com
www.veraline.ch
www.labok2.com
www.lycopenestudio.com

Mes sites préférés
www.swissnat.com
blog.viveoeurope.com
blog.michelbontemps.com
www.stylum.eu
www.proscience.ch
www.clinicalternativ.com
www.plazasport.com
www.plazagourmand.ch
www.topsante.com
www.supertoinette.com
750 g
Albert le chien
L'espace pilates



publicitépublicité





Le Printemps des animaux

Le Printemps des animauxSaison du renouveau, le Printemps est pour les animaux la grande saison du retour… à la vie, ou du retour tout court !

Pour résister à l’hiver, les animaux hibernent, hivernent, ou migrent. Au Printemps c’est leur joyeux retour ! Accompagnons-les un moment, pour mieux les comprendre, et mieux les accueillir…

L’hibernation
L'hibernation est un changement physiologique impressionnant, une conservation de la vie pendant laquelle les animaux se « congèlent » naturellement !
Ce ralentissement général du métabolisme – supprimé à 98% ! – permet aux animaux de préserver leur énergie dans un sommeil qui immobilise et « conserve » toutes les capacités vitales pendant l’hypothermie, contrôlée et régulée.
Tous ces changements provoquent la production d'une hormone appelée « protéine spécifique d'hibernation »,  identifiée en 2006 par l'Institut de science de la vie de Tokyo. Cette protéine déclenche la dépression métabolique qui mène à l'état de sommeil avec le ralentissement de toutes les fonctions.

La température corporelle, les rythmes cardiaque et respiratoire chutent significativement. Par la réduction de l'apport sanguin, la température du corps baisse jusqu'à près de 0°C. De plusieurs centaines de battement par minute, le rythme cardiaque passe à 3 ou 5 seulement ! Les processus cellulaires sont quasiment arrêtés, l'utilisation d'oxygène et celle du taux d'hormone de croissance se réduisent fortement.
La température basse du corps permet de fournir moins d'énergie pour la thermorégulation.

Comme le racontent les contes, les animaux qui vont hiberner ont préparé pendant de longs mois la saison froide, en accumulant leurs provisions… à l’intérieur d’eux-mêmes ! Ils consomment une quantité énorme de nourriture, qui va se stocker sous forme de graisse sous leur peau, dans les tissus adipeux, et qui provoque le doublement, voire le triplement de leur poids ! Les cellules durant l’hibernation tirent le peu d’énergie qu’il leur faut de ces tissus adipeux, leurs réserves de survie.
La préparation de la saison froide va aussi procéder à l’aménagement d’un terrier, choisi en fonction de sa capacité à maintenir une température stable tout au long de l'hiver.

A l’entrée de l’hiver, quand les animaux perçoivent une diminution significative de température, ils rentrent dans leur terrier et s’immobilisent en prenant instinctivement une position de repli sur eux-mêmes – ils se roulent souvent en boule. C’est là que s’opère le grand changement physiologique que nous avons décrit : ils tombent en hypothermie, leur respiration devient très faible, leur métabolisme chute. Ils rentrent en l’état de torpeur…
S’opère alors la thermogenèse, qui brûle peu à peu le stock de graisses pour réguler la température du corps à un niveau bas mais toujours stable. L'ensemble de l'organisme marche à l'économie et a besoin de  moins d'énergie pour survivre, ce qui permet à l'animal de passer les mois froids jusqu'au printemps.
A la fin de la saison froide, quand les températures extérieures se réchauffent, la sortie de l'hibernation se réalise par le réchauffement de tous les organes, le rétablissement normal de toutes les activités ralenties… en seulement quelques heures !

Le Printemps des animauxLes animaux qui entrent en hibernation ont une taille moyenne : les marmottes, les loirs, les hérissons, l’écureuil américain, certains hamsters, souris et autres chauve-souris…
Ce sommeil prolongé n'a pas, malgré son nom, toujours lieu l'hiver : les tenrecs, sortes de hérissons de l'île de Madagascar, passent dans le sommeil les trois mois les plus chauds de ce climat équatorial. Il en va de même pour certains poissons, des serpents, quelques oiseaux des pays chauds.
On peut dire cependant que l'hibernation correspond toujours à l'une des saisons extrêmes de l'année et, le plus souvent, à la saison froide.
 

Les animaux trop petits n’auront pas un métabolisme suffisant pour leur permettre d’effectuer une hibernation couvrant toute la période de l’hiver. Et les animaux trop grands auront des difficultés à remonter leur température à la sortie d’hibernation. Ces animaux-là seront alors des hivernants.
 

L’hivernation
L'hivernation, c’est la somnolence hivernale, qui permet aux animaux de maintenir leurs organes vitaux à la température normale. Cet état de torpeur relative ajuste le comportement des animaux à la moindre augmentation de température.
L’ours par exemple est un simple hivernant : son hypothermie modérée n’entraîne pas une interruption de toutes les activités physiologiques. En effet, bien que ses fréquences cardiaques ralentissent, la température corporelle de l’ours reste relativement stable et il peut être facilement réveillé. Les organes vitaux restent à une température normale pour réagir en cas de danger.
Il en est de même pour les blaireaux, les ratons laveurs et les opossums.

Dans l’hivernation la température chute peu, de 5 à 7 degrés seulement. Malgré la position en boule et la somnolence, les animaux sont capables de réagir et de se déplacer, même hors de leur tanière lorsque le temps le permet. L'ours est ainsi capable pendant cette période de mettre bas, et d'alimenter ses petits.
Les reptiles et les batraciens – animaux à sang froid – adoptent la même stratégie contre le froid et la privation de nourriture. Ils se réfugient sous des tas de feuilles, de pierres, ou s'enfouissent dans la boue. Ils peuvent encore, malgré une température interne généralement inférieure à 10°, effectuer de courts déplacements. Dans cette catégorie entrent la couleuvre, la vipère, la grenouille, le crapaud, le lézard, la tortue…
 

La migration
Pas de mutation ou de transformation de l'animal : c’est juste le déplacement volontaire vers des régions plus chaudes et surtout plus riches en disponibilités alimentaires. La plupart des migrations se font en groupe de quelques dizaines, à plusieurs milliers d'individus. Pour les oiseaux, la migration est un mouvement saisonnier entre l’aire de reproduction et l’aire d'hivernage.

Les morses migrent en se laissant dériver sur des blocs de glaces détachées de la banquise, et sans effort rejoignent leurs territoires d'hiver.
Les oiseaux adoptent des formations de vols en V, en faisant un roulement en tête du V pour que chacun puisse se reposer. Un grand nombre d'oiseaux voyagent la nuit et se reposent le jour.
Parmi les animaux migrateurs : le manchot Adélie, la baleine, le criquet, la cigogne, le coucou, et bien sûr l'hirondelle… qui fait le Printemps !
Aucun animal terrestre, mais seulement aériens ou aquatiques : il est beaucoup plus facile de se déplacer à moindre effort dans l'eau comme dans l'air avec les différents courants ; les obstacles se franchissent plus facilement, même si le parcours n’est pas toujours aisé…
 

Les oiseaux migrateurs
Chaque année, à l'automne, ils sont des dizaines de millions d’oiseaux migrateurs à quitter leurs lieux de reproduction et entamer un long vol vers leurs zones d’hivernage, parfois situées à plusieurs milliers de kilomètres ; ils effectueront le voyage en sens inverse au printemps. Durant ces semaines – ou ces mois – de trajet, les oiseaux doivent traverser diverses barrières naturelles hostiles (mers, montagnes, déserts), subir des conditions météorologiques parfois difficiles, et trouver des sites de halte.
Le sterne arctique est un des oiseaux migrateurs qui détient le record de distance de migration : 40000 km en 8 mois !

Le printemps des animauxSur environ 600 espèces d'oiseaux terrestres qui nichent en Europe et en Asie, 40 % migrent en automne.
Il y a ceux qui viennent hiverner en Europe, et ceux qui au contraire la quittent.

La plupart des oiseaux qui viennent hiverner en Europe occidentale sont des canards, des oies, venus du Grand Nord ou de l'URSS et qui gagnent alors la mer du Nord, la Grande-Bretagne, ou l'ouest de la France où le climat est bien plus doux. Le héron cendré, le merle noir, l'étourneau, le cygne tuberculé, le martin-pêcheur des contrées nordiques les quittent parce qu’elles sont trop froides en hiver ou parce que les eaux sont prises par les glaces, alors que ces espèces restent sédentaires chez nous. Certains oiseaux vont aussi migrer lors d’une grande vague de froid, pour revenir ensuite quand elle prend fin.

Les oiseaux qui quittent l'Europe vont presque tous hiverner en Afrique et sont presque tous de vrais insectivores (hirondelles, martinets, gobe-mouches). Certains cependant vont passer l'hiver en Inde ou dans le sud-est asiatique. Ils partent habituellement en fin d'été, quand le nombre d'insectes diminue, et tout au long de l’automne.
Avant la migration, les oiseaux doivent eux aussi accumuler des réserves d'énergie sous forme de graisse, qui leur permettront de faire face aux efforts intenses du voyage. La plupart d’entre eux doubleront leur poids habituel.

À partir de la fin février, les migrateurs partiels commencent à revenir sur leurs sites de nidification. Bergeronnettes, grives, étourneaux, comptent parmi les premiers oiseaux de retour.
Certains grands migrateurs, comme la fauvette, reviennent dès mars, alors que d'autres, comme le martinet, n'atteignent nos rivages que fin avril, début mai.
Lorsque les migrateurs regagnent l'Europe au printemps, ils apparaissent généralement plus tôt à l'ouest du continent que dans le centre ou à l'est.
La migration de printemps est plus rapide que la migration d'automne, et les migrateurs de la fin du printemps voyagent plus vite que ceux des tout premiers beaux jours.

Les raisons physiologiques du phénomène migratoire ne sont pas encore complètement établies, mais elles sont très liées à la chronobiologie : la longueur du jour joue un rôle déterminant en influençant les sécrétions de l'hypophyse (qui contrôle les hormones de l’humeur et du sommeil, chez nous aussi !).

Les oiseaux s'orientent à l'aide des étoiles et du soleil, mais leur connaissance de la géographie locale intervient également : certains oiseaux reviennent chaque année dans le même jardin !
 

Tags: , , , , , , , , , ,

Laissez votre commentaire